V’ivre !

Transformer l’impossible en probable, en réalisations, en faits. Tordre le temps et les idées reçues, en extraire la substance précieuse et boire cet elixir jusqu’à s’enivrer. Puis, lorsque l’aube pointe son museau au bout du chemin, suivre la lumière et V’ivre. Enfin.

Quand ?

Quand je serai mort ma vie appartiendra à l’histoire. Avec un peu de chance elle ressemblera à un conte que l’on se raconte autour d’un feu. Alors, chaque jour je vis ma vie. Tour à tour scénariste, réalisateur, acteur et spectateur je produit avec mon coeur, mon âme et chaque cellule de mon corps un film intitulé, Je Suis 😎

Ce que je souhaite

  1. Vivre harmonieusement
  2. agir en accord avec mes convictions
  3. être bienveillant
  4. être à l’écoute
  5. donner avec générosité
  6. aimer ce que je fais et qui je suis
  7. réussir ce que j’entreprends
  8. avoir confiance en la vie et en mes capacités
  9. voir dieu en chaque personne que je rencontre
  10. être attentionné
  11. Sourire

Promenade

De l’importance de vivre paisible, en harmonie avec le doux vent de l’éternité et d’entendre la conscience au petit matin chanter trois fois.

Quand le monde va trop vite et que je deviens cette vitesse, à moins d’être une particule de lumière qui rirait de cette lenteur, j’y perds mon souffle que je troque contre une bouteille d’oxygène artificiel.

Alors, je suis l’unité. Je suis l’amplitude du coeur qui gonfle à chaque inspiration amoureuse et s’élève lentement à chaque expiration heureuse, défiant la gravité qui retient les hommes collés au bitume, pour une douce promenade dans le vent, à travers les nuages, parmi les étoiles.

Bételgeuse

Je me suis réveillé sous le signe d’orion. Entre la nuit et le jour, l’aube doucereuse laissait transparaître une dernière étoile. Au milieu de la fenêtre, Bételgeuse brillait de ses milles feux orangés et emportait mon regard à des années lumière.

De la Terre, voir loin, par delà le ciel. Telle était la voie que traçait pour moi ce nouveau jour.

Ecrire c’est manger !

C’est dévorer l’instant à plein dedans, extraire l’élixir qui fait vriller l’éternité et tourbillonner mon coeur. Ecrire c’est cesser de penser et battre la chamade en glissant sur l’horizon qui ondule et ondule. Ecrire c’est voir les yeux grands ouverts, le vent qui élargit l’espace de mes bras, sentir les mains qui plongent dans mes cheveux et entendre la lumière chanter de ses mille feux comme un seul choeur une mélodie heureuse.

Ecrire c’est vivre.

Il fait beau aujourd’hui

Cela fait des jours et des nuits qu’il pleut et qu’il pèse sur le coeur des hommes… et pourtant sur cette scène nuageuse où des bourrasques assiègent les personnages et grondent les derniers insensés qui courent la peur au ventre, se joue la plus belle pièce que le hasard écrit dans un sursaut d’éternité…

Quand il pleut et que la lumière grise efface les ombres sous nos pas, quand le vent souffle et emporte nos fragiles illusions, quand les immeubles suintent et que les trottoirs rigolent, quand tout glisse sous nos pieds et sous nos mains, quand tout fuit sous nos yeux et qu’on aperçoit impuissants les restes d’un dernier sourire se noyer, on pleure et ça ne se voit même pas.

Quand il pleut, tels des sauvages en cravate, on se pend à notre costume, on s’accroche à nos coutumes de paons en rut, et on pleure, on pleure sans cesse en perdant nos dernières plumes.

Et pourtant, celui qui ose s’offrir avec une nudité audacieuse, une étincelle de poésie, un rêve d’enfant, peut prendre part à la plus belle histoire d’amour…

Car quand il pleut, le ciel et la Terre se rencontrent, se touchent, se caressent et s’aiment dans un torrent de passions et de déraison.

On quitte alors les lignes droites fabriquées par des siècles de vanité et sur la pointe des pieds, plus loin que l’horizon, plus loin qu’une larme, plus loin qu’un jour de pluie, on retrouve la cadence de l’imagination et comme le poète on s’écrie…

il fait beau aujourd’hui !

Une vie

C’est le roman d’une vie. Aimer par dessus tout. Vivre jusqu’au bout et aimer encore. Parcourir, avec la Terre à 60 000 kilomètres à l’heure, la vie. La vie qui me somme d’être. L’énergie qui ne meurt jamais, qui se transforme et poursuit sa course dans un mouvement qui fait ciller l’éternité.

Je participe à la vie. Avec la conscience je participe à la création du monde.